Le Sommet canadien des arts élargit sa portée

 

J’ai eu le privilège de participer au Sommet canadien des arts 2014 qui s’est tenu en fin de semaine à Banff….

Un paysage magnifique et inspirant (Banff est un joyau de la culture canadienne !), le décor parfait pour une rencontre des compagnies d’art de la scène, des orchestres et des organismes culturels parmi les plus importants du Canada.

[Pour la petite histoire, le premier sommet s’est tenu en 1998, alors que le Conseil canadien pour les affaires et les arts (maintenant Les affaires pour les arts) et le Banff Centre ont invité les présidentes et présidents, les directrices et directeurs généraux ainsi que les directrices et directeurs artistiques de 20 des plus importants organismes culturels et artistiques du Canada à participer à un sommet : « un forum où les principaux leaders des grands organismes culturels pourraient définir et comprendre les enjeux communs qui touchent tous les organismes artistiques, échanger des idées, collaborer en matière de meilleures pratiques et définir des stratégies visant à créer, au Canada, un écosystème artistique plus fort, plus dynamique et plus prospère. »]

Cette année, les organisateurs du Sommet ont invité des leaders des arts de tous les domaines du secteur culturel qui se sont ajoutés à la petite communauté de base et qui ont prononcé des conférences, dont Doug Borwick, « l’un des principaux défenseur des arts et de l’engagement communautaire aux États-Unis; l’écrivain Noah Richler; l’artiste visuel KC Adams de Winnipeg; Michèle Maheux, Directrice générale et chef des opérations du TIFF; le conférencier Charles Smith, Pluralisme culturel dans les arts, University of Toronto à Scarborough; Gideon Arthurs, Directeur général du théâtre Tarragon; Anne Bertrand, Directrice générale des centres d’art autogérés et des conférences collectives et bien sûr le CRHSC avec son réseau national qui représente l’ensemble du secteur culturel.

Dans ce même esprit d’ouverture, les organisateurs du Sommet ont diffusé les séances du vendredi sur le Web permettant ainsi à plus de 600 personnes d’y avoir accès. Et ils ont même semblé un peu surpris du succès de la webdiffusion :-)

Les enjeux et les préoccupations discutés lors du sommet sont les mêmes que ceux des artistes et du secteur des arts de l’ensemble du Canada. En plus « du financement accru pour le Conseil des arts du Canada » qui a constitué le point de départ des discussions (bien que, dans son discours de samedi matin,  Jeff Melanson ait souligné qu’il serait important de donner beaucoup plus de détails dans cette « demande »!), on retrouve parmi les enjeux : les tournées internationales et le soutien en marketing pour atteindre les marchés mondiaux, les moyens d’augmenter l’engagement public dans les arts et pour les arts, la place de moins en moins grande qu’occupent les arts dans le système scolaire, la planification de la relève et autres problèmes organisationnels dans un milieu en constante évolution où la technologie est omniprésente. On a beaucoup insisté sur la nécessité de collaborer.

Ai-je déjà entendu parler de cette liste ?

Oui, en effet – récemment, lors du Forum du CRHSC sur les ressources humaines 2012 et lors des consultations nationales pour l’étude de l’impact des technologies numériques émergentes sur le secteur culturel. Et c’est ce qui revient dans plusieurs des recommandations faites pour l’ensemble du secteur ou les différents sous-secteurs dans l’étude sur les ressources humaines dans le secteur culturel Tendances et enjeux des ressources humaines dans le secteur culturel et dans Culture 3.0.

Le Sommet, la voix des principaux organismes culturels du Canada, a réussi à obtenir une impressionnante unité d’action et une intervention efficace grâce à la Coalition canadienne des arts. Il s’agit là d’une énorme contribution à l’écosystème culturel de notre pays, l’inspiration et la force motrice derrière « Les jours de la culture ». Bien que les organisateurs doivent protéger le noyau original, l’identité et l’objectif distincts du Sommet, ils peuvent élargir leur influence et leur impact en incluant le spectre complet des compagnies et des organismes d’art de la scène et d’autres domaines du secteur – les arts visuels et les métiers d’art, le cinéma, la musique, la création littéraire, etc.

Ils le comprennent bien….

Cette année, rejoindre les collègues des arts de la scène et plus largement le secteur culturel, c’est  un pas dans cette direction.

En espérant que cela continue ….